Le
blog c’est le mien, grâce à l’aimable complaisance d’un jeune ami patient et
pédagogue. Le premier ministre c’est Manuel Valls, comme conséquence de
l’effronterie d’un électorat mécontent, impatient et versatile !
La
claque des municipales est sévère pour la gauche, et à n’en pas douter, elle
était attendue ! Mais y a-t-il un exemple où le président élu n’ait pas
été plus ou moins chahuté au voisinage du
mi-mandat ?
Même
De Gaulle, après avoir testé, en 1962, les délices d’un référendum à 62% de oui
et d’une législative, pour la première fois au scrutin majoritaire ( lui donnant une
majorité absolue au parlement !) : en décembre 65, patatras, il sera
élu président mais pas au premier tour ! Et deux ans et demi plus tard, cela
nous emmène au mois de mai 1968…. Vexé, il démissionne en 1969 !
Giscard
n’y a pas coupé : élu en 1974, il affronte une gauche majoritaire aux
Municipales de 1977. Mais les meilleurs ce sont Mitterrand (1981) et Chirac
(1995), car eux, malgré les déroutes municipales et les cohabitations, ont été ré-élus !
En
86, déroute de la gauche aux législatives, première cohabitation avec Chirac.
Mitterrand est de nouveau élu, en 88 ! Mais en 93, victoire massive de la
droite aux législatives, deuxième cohabitation avec Balladur !
Voyons
Chirac, maintenant : en 97, il offre une dissolution de rêve à la gauche
qui en profite sans vergogne ! En avant pour la troisième cohabitation
avec Jospin, qui ne fait pas que des heureux puisque la gauche perdra de
nombreuses villes en 2001. Alors Chirac est ré-élu en 2002, après les
péripéties que l’on sait. L’échec sévère de la droite viendra en mars 2005 aux Régionales et
Cantonales.
Pour
l’UMP Sarkosy, élu en 2007, cela se gâte très vite après son remariage et on a
une carte de France toute rose aux régionales ! Et le socialiste
Hollande en 2012.
Avec
un tel palmarès pour notre peuple et un tel rythme électoral, était-il possible
que les Municipales 2014 ne consacrent pas une déroute de la gauche aux
Municipales ?
Plus
grave, la démocratie se joue sur un rythme binaire, ça va, ça va plus.
L’électorat ne donne plus que son humeur, une élection n’est plus ressentie
collectivement comme un engagement responsable ; en fait, l’élection est
considérée comme un sondage ! On se lâche !
Est-il
normal qu’un gouvernement doive faire ses preuves en quelques mois ?
Redresser les comptes de la nation : allez, 20 mois ; diminuer le chomâge : 25
mois (les mêmes que pour les comptes !) ; surmonter la crise du logement : 35
mois ; remettre du pouvoir d’achat, tout de suite !
La
vie politique nationale et locale est confrontée à des hurlements, des cris et
des chuchotements qui dénaturent complètement son rôle : l’outil
« démocratie » ne sert plus qu’à détruire, déstabiliser, accuser,
soupçonner, montrer ses
muscles ! Tous les coups y sont
permis ! Les élections ne sont plus que stratégie pour reprendre le
pouvoir. Elles nous donnent régulièrement le score du match. En attendant le
prochain !
Et
l’abstention est un cri de désespoir.
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